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DEFUSTEL NDJOKO, LA FIERTÉ AFRICAINE.

Mis à jour : févr. 25


Égérie de marques internationales, ce Camerounais vient de créer des lunettes adaptées à la morphologie des Noirs. La mode masculine n’a plus de secrets pour lui. Son look et son style, il les promène à travers le monde au grand bénéfice des grandes marques dont il assure la visibilité. C’est que, depuis un an et demi, Defustel Ndjoko est l’ambassadeur du célèbre chausseur italien Roberto Botticelli. Cette collaboration lui a ouvert les portes d’autres grandes maisons italiennes comme la marque Tombolini, spécialisée dans les vêtements haut de gamme dont il porte les costumes sur mesure avec beaucoup d’élégance. Mais, c’est avec Mondelliani, une marque de lunette de luxe installée à Rome (Italie) qu’il signe véritablement son entrée dans le monde de la mode il y a deux ans, avec une création de lunettes adaptées à la morphologie des Noirs.

Son histoire est digne d’une success-story qu’on pourrait adapter au cinéma. Lui, l’enfant pauvre de Baham (Région de l’Ouest Cameroun) qui allait pieds nus à l’école est aujourd’hui l’égérie de plusieurs grandes marques internationales. «C’est cette forme qui m’a mis sur orbite en faisant de moi leur mascotte et leur représentant dans le Benelux (Union entre la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg, NDLR). Donc, c’est la collaboration la plus marquante et déterminante dans mon parcours», affirme Defustel Ndjoko, qui vit aujourd’hui à la campagne en Belgique.

Souvent consulté par les designers pour donner son avis sur leurs créations ou tester la «portabilité» de celles-ci, il a aujourd’hui sa propre ligne de chaussures et accessoires (lunettes, sac, etc.) chez Botticelli, baptisée Defustel. «Je suis déjà à ma deuxième collection avec eux. La troisième est prévue pour septembre prochain», dit le concepteur de la botte Freddie Mercury, une de ses idoles.

De passage au Cameroun il y a quelques semaines, il en a profité pour présenter sa collection Defustel dans son pays d’origine pour qui il reste un parfait inconnu. Cette collection, il l’a présentée le 29 juillet dernier lors d’un défilé à l’Hôtel Hilton de Yaoundé. La grande curiosité était ces lunettes conçues spécialement pour les noirs.

Car, «elles correspondent à (leur) morphologie nasale». Les premières du genre, souligne celui qui qualifie son style d’Afro dandy.

Defustel Ndjoko explique: «le dandysme, c’est plus dans l’attitude que dans le vestimentaire. Afro parce que je balade mes origines avec moi et tout le monde aime». C’est que son look (coloré) attire, suscite la curiosité dans les rues de Milan, de New York ou de Bruxelles, où son éternel chapeau traditionnel ne passe pas inaperçu. C’est cette «africanité» dans son style qui a séduit les grandes maisons avec lesquelles il collabore aujourd’hui, relate Mutations dans son édition du 4 août 2016.

Dans les colonnes du journal, l’on apprend que sa passion pour la mode est née alors qu’il était enfant. «Tout petit et sans moyens financiers, je me contentais soit de "louer" des pièces à mon frère aîné contre service ou de me ravitailler au principal marché de Bafoussam au rayon "vêtement de seconde main"», se souvient-il. Certaines «belles pièces» qu’il dénichait à la friperie, il allait les revendre à ses camarades de classe. Mais la route vers la gloire n’a pas été facile.

En Europe, «Defustel a dû faire la plonge, être cuisinier ou travailler au noir avant de "percer". Une détermination à toute épreuve qui l’également amené à travailler comme manager logistique dans une boite de télécoms», révèle Mutations. «Je suis comme beaucoup de Camerounais: un exemple de détermination et d’envie de s’en sortir», affirme ce papa qui a aujourd’hui un projet de livre sur le vestimentaire masculin africain.

#societé #celebrité #Interviews

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