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Marie Amon / Réalisatrice "Je travaille pour donner des programmes de qualité a l'audience


Après avoir obtenue son diplôme en Journalisme, MARIE AMON se lance dans la production audiovisuelle. Assistante de Production, Monteuse vidéo, elle passe par tous les rouages de l'industrie, dans diverses boites de production télé américaines. En 2004, elle devient productrice Associé à Imaginasian TV, avant de faire ses premiers pas dans le cinéma en 2006. En 2011, après avoir travaillé comme chef de production chez Kaméléo International, elle décide de voler de ses propres ailes. Elle réalise donc Chroniques Africaines qui a remporte le prix de la meilleure série au FESPACO 2015 et CHEZ COLETTE, une série courte de 100 épisodes des séries africaine. Elle s'est confiée à l'équipe de Sovamag.

-Quel est votre nom à l’état civile ? Marie Christine Amon.

-Quelle est votre spécialité, la production, la réalisation ... ? Je suis assez polyvalente dans cette industrie, bien que je me sois plus distinguée dans la réalisation notamment avec Chroniques Africaines.

-Un lien où l'on peut voir des références de votre travail ? Bien sur. Vous pouvez retrouver des épisodes de CHRONIQUES AFRICAINES, et CHEZ COLETTE sur Youtube, en tapant le nom des 2 séries.

-Combien d’année êtes vous dans le cinéma ?

Depuis 2004.

-Comment êtes-vous entré dans le monde du cinéma, qui vous y a introduit ? Je m’y suis introduite moi-même, par pure amour du cinéma. Je suis autodidacte dans ce domaine. Après des études de Journalisme à Atlanta, je suis partie à NY ou j’ai travaillé dans diverses boites de productions télé, ainsi que sur une chaîne de télé asiatique : IMAGINASIAN TV

-Quels ont été les travaux les plus emblématiques de votre carrière ? J’ai écrit et réalisé "Chroniques Africaines", une série sacrée meilleure série au FESPACO 2015. J ai également coécrit, réalisé et produit "CHEZ COLETTE" une série courte de 100 épisodes, diffusée en Avril dernier sur Nollywood TV.

-Est-ce que vous travaillez pour un client, pour l'audience, ou pour votre propre aventure créative ? Je travaille pour donner des programmes de qualité à l’audience Africaine. Je suis partisane de la qualité dans l’industrie audiovisuelle. Mais ça reste également une grande aventure créative, et je ne limite pas dans mes choix créatifs.

-Que doit avoir un bon scénario pour qu´il vous intéresse ? Il doit être original, captivant dans la narration, et l’histoire doit rester cohérente. Ça doit être une histoire que l’on a envie de suivre jusqu’au bout.

-Trois réalisateurs ou producteurs contemporains que vous admirez ? Luc Besson pour avoir apporté une nouvelle dynamique dans le cinéma français, Shonda Rhymes parce qu’elle fait bouger les lignes dans la série télé avec Scandal et Grey’s Anatomy, Tyler Perry parce qu’il est arrivé a s’imposer comme l’un des meilleurs producteur, scénaristes au-delà du système très codifié de Hollywood, et cela avec des films finalement très simples.

-Les films ou les séries télévisées qui vous ont poussé à vous y consacrer ? J’adorais regarder les séries comme Beverly Hills 90210, Dynastie ou Melrose Place quand j’étais jeune. En fait j’étais fascinée par le monde de la télé. C’est certainement ce qui m’a poussé à travailler dans l’audiovisuel.

-L'acteur ou l´actrice récite le script et n´est pas crédible, comment l´orientez-vous ? Je lui donne le temps nécessaire de comprendre le rôle dans lequel il/elle doit se fondre. J’essaie de lui expliquer le contexte, et la guider vers ce que je voudrais faire ressortir de lui/d’elle.

-Un acteur ou actrice avec qui vous aimeriez travailler, et quel type de personnage lui proposeriez-vous en défi ? J'aime beaucoup Gabrielle Union et l’énergie et la personnalité qu’elle apporte a chacun de ses rôles. Le défi que je lui proposerais, serait peut être un rôle de composition, du genre une femme battue, ou même une prostituée. Quelque chose dans lequel on ne la voit pas en général.

-Êtes-vous de ceux qui ont un coup de cœur quand vous venez de réaliser une bonne prise de vues, ou de ceux qui en font trois autres pour être sûr ? On ne peut jamais se baser sur un coup de cœur lorsqu’on tourne une scène de film, parce que ce que l’on prend pour un coup de cœur, peut vite se révéler être un désastre en salle de montage. Parce qu’on peut très bien avoir loupé une erreur, ou même avoir un problème technique qui n’était pas visible lors du tournage. On est toujours obligé de faire plusieurs prises pour se protéger au maximum.

-Quel type d'indications donne généralement le directeur de la photographie ? Le Directeur Photo s’occupe de l’esthétisme du film. Quel « look » le projet cinématique aura. Il s’occupe de rendre l’ambiance, selon la vision du réalisateur. Il travaille en général avec les techniciens de la lumière, les cadreurs et les décorateurs entre autre.

-Les technologies de l'image telles que caméras robotisées, effets spéciaux, etc. réveillent-elles beaucoup votre intérêt ? Non pas vraiment. Je suis assez puriste dans ce sens. Je préfère rester au plus proche de ce qui peut être concevable par la main. Un peu comme un artisan.

-Quelle a été votre expérience quand des conflits se sont produits entre direction et production ? Lorsqu’il y a conflit entre la direction et la production, la 1ère chose à faire c’est d’essayer de le régler et de trouver un terrain d’entente. Un conflit sur le plateau ou lors d’une production.

-Participez-vous à la postproduction, ou préférez-vous la laisser à d'autres professionnels ? Si je réalise, cela veut dire que je mène le projet de bout en bout. Passer du temps en salle de montage, pour donner des directives au monteur, mettre la main a la pâte, tout ça fait partie du boulot. Je suis en général quelqu’un de très impliqué dans les projets dans lesquels je me lance.

-Allez-vous généralement à l’édition avec une idée claire de ce que vous voulez faire, ou avec l'altitude d´expérimentation ? En général, je sais exactement ce que j’attends de mon film lorsque je rentre dans la salle de montage.

-Quels magazines ou sites Web du secteur suivez-vous régulièrement ? Le Figaro Magazine section « séries » pour m’informer de l’actualité des séries, BalancingAct, un site web que je consulte mensuellement pour avoir toutes les actualités dans le secteur de l’audiovisuel en Afrique, Télérama, Allo Ciné un site dédié à l’actualité cinéma et IMDB, un site qui donne des infos sur ce qui se fait dans les coulisses du cinéma.

-Quel est le meilleur film que vous avez vu au cours de la dernière année, et pourquoi en pensez-vous particulièrement du bien ? « Her » un film très particuliers sur la relation amoureuse entre un homme et un programme virtuel représenté par une voix de femme. C’est très représentatif de notre société entièrement tourné vers la technologie au point d’en être déshumanisé. Ce film décrit le sentiment profond de solitude qu’est devenue la norme dans nos sociétés, aujourd’hui.

-Mangez-vous du pop-corn au cinéma ? Toujours. Le pop-corn est une expérience a part entière du cinéma.

-Que pensez-vous des subventions au cinéma avec de l´argent public? Je pense qu’il n’y en a pas assez.

-Que pensez-vous du phénomène reality ? Quelles expériences avez-vous eues? J’ai commencé ma carrière en travaillant pour des projets de télé réalité. J’ai même réalisé un pilote de télé réalité à Abidjan qui est resté dans les bacs malheureusement. La télé réalité est devenue un genre à part entier, et a sa place comme la fiction.

-Comment choisissez-vous le mieux un acteur : à travers une audition, en voyant quelques-uns de ses travaux antérieurs ou en ayant une longue conversation en tête à tête ? On va dire que c’est un mix des 2. Il est très intéressant de découvrir des talents a travers des castings et auditions, puis d’approfondir cette découverte au travers d’auditions plus personnalisées.

-Préférez-vous avoir une deuxième unité ou contrôler jusqu'à la dernière image de votre production ? Je préfère travailler en équipe restreinte.

-Rectifiez-vous les dialogues après avoir sélectionné les acteurs pour que les personnages s'ajustent plus à eux ? Oui ça m’arrive de rectifier certains textes en fonction d’un rendu plus intéressant d’un acteur.

-Grands budgets ou petites productions indépendantes, qu'est-ce que vous aimez le plus ? Les productions dans lesquels on est libre d’exprimer sa créativité, sans la contrainte de rester enfermé dans un format défini. C’est en général dans les petites productions indépendantes que cela peut se faire.

Aimez-vous expérimenter de nouvelles technologies immédiatement ou préférez-vous attendre qu'elles mûrissent ? Je suis une personne très curieuse. J adore expérimenter les nouvelles choses. La technologie en fait partie.

-Est-ce que l'avenir du cinéma est sur Internet? Sur les portables ? L’avenir du cinéma passera forcément par internet et le portable va être le premier support sur lequel on regardera des films. J’en suis persuadé.

-Le concept vidéo interactif, vous suscite-t-il des possibilités de création, ou vous laisse-t-il froid ? C’est une technologie qui offrira très certainement énormément de possibilités et de perspectives de développement. C’est une voie qui serait intéressante d’explorer.

-Quels sont vos mots d’encouragement à l’endroit de SOVAMAG qui fait la promotion de la culture africaine ? Vous avez beaucoup de mérite à montrer les aspects positifs de notre culture africaine et à montrer au monde que l’Afrique a beaucoup à apporter. Je vous encourage à continuer dans cette voie.

-Votre mot de fin ? Tout est possible a celui qui croit.

#cinema #societé

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